vendredi 30 juillet 2010
jeudi 29 juillet 2010
samedi 3 juillet 2010
vendredi 2 juillet 2010
Trois voix superposées psalmodiant une voyelle expirée, éloge décalée d'une espérance résignée. La réalité rappelle une raison trop vite oubliée, un essor déchu avant de s'être envolé. La fade texture des espoirs trop souvent rêvés et rarement réalisés glisse lentement le long de mon échine, liquide imagé ni trop chaud ni trop froid sur ma peau dénudée.
J'implante un décor, douce soirée passée à s'écouter respirer. Nuit noire, un lampadaire qui éclaire mes idées d'une lumière tamisée et au loin la plainte étouffée d'un saxophone jouant quelques notes fatiguées. Mes pas ont le grésillement d'un vinyl et ma vue le grain d'une image vieillie par les années trop vite écoulées. Changement de plan, vue centrale sur un escalator en contre-plongée qui plonge vers les méandres de ses marches répétant inlassablement les mêmes allées-venues. En bas, une gare mal éclairée.
Un accordéoniste joue seul, pour le plaisir d'écouter les échos de sa mélodie dans ses oreilles fatiguées. Une valse paresseuse des vieux amours oubliés, résignée à se laisser enlacer par un sommeil létal. Les soixante-treize touches d'un piano mal accordé, comme une réponse à ses appels usés viennent apaiser les rides plissées de son front, étreindre ses lèvres d'un sourire qui s'éternise déjà et éteindre le bleu terne des yeux lassés.
Et il part, dans ce train dont seul lui connait désormais la destinée.
Me laissant seul avec mes peurs sans cesse ressassées de perdre ma conscience émoussée. Seul dans cette gare dont le silence oppresse même les ombres dispersées sur les longs rails inondés.

mardi 8 juin 2010

Expire, respire bordel.
Éteins ta caméra, je joue plus. Baisse le son, j'veux plus m'entendre crier.
Chérie je veux vivre d'un voyage immobile, effacé dans cet ascenseur en perdition. Qui monte et qui monte le sourire et les larmes figés déjà les portes refermées, cris et chuchotements qui claquent à chaque étage de mon espérance.
J'suis si fatigué de tout ça, des figures de styles pour rendre le texte esthétique et de ses rimes pour faire bonne figure. Je veux plus être conscient, juste commenter ta photo bêtement, acheter de nouveaux objets pour remplacer les anciens cassés, et espérer que mon tee-shirt plaira à la jolie jeune fille blonde assise en face de moi.
mercredi 2 juin 2010
lundi 24 mai 2010

Fige-moi dans le temps, givre l'étant. Je suis maintenant. J'étais, avant.
Accord majeur, tu suspends mon élan, tendre osmose au soleil couchant. Danse, danse d'une valse à mille temps.
Quand les cordes lancinent et que le ton se fait dramatique, j'ai besoin que tu respires.
Quand les mots ne suivent plus et que seule la mélodie perdure, je t'aime.
Please check one two one two.

J'vois des étoiles noires chérie, j'ai beau tendre l'oreille mais les rails sont froids et l'eau stagne mon amour. Regarde-toi t'es en sueur, j'suis haletant.
Je panique. Où sont passées les belles métaphores mon amour, quand le tout est blanc et le néant est noir, quand assis sur le banc des passant reposés le train glisse hors du tunnel pour me déposer sur l'eau embrumée. J'ai plus pied, plus d'ailes, plus d'air. Où sont les doux flocons qui viennent recouvrir mes paupières ouvertes et mon souffle encore chaud. J'ai peur mon amour. Je n'ai plus de mots mon amour.
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